Une idée simple sur l'alimentation

 

Il est difficile de s'y retrouver face à tous ces régimes, ces idées sur l'alimentation liées à la philosophie, à la religion, à la promotion d'un régime ou d'un produit issu de l'industrie, de coutumes d'autres pays...

Le confort de nos pays modernes et riches nous éloigne et nous déconnecte d'une réalité "nature". Le ramollissement dans lequel cela nous plonge peut nous figer dans la crainte et la sensiblerie.

Il y a pourtant une réalité à laquelle il faut faire face et qui se décline de deux façons, parfois vallée de roses, parfois vallée de larmes... C'est cela que le confort  nous fait oublier !

 

Les visions idylliques de la vie pourraient être concevables lorsqu'on prend exemple sur certains pays, où les initiés passent leur temps à répéter des mantras, se font nourrir par le peuple, et fuient leur corps. Pourquoi pas !

Mais pourquoi prendre exemple sur des pays ou règnent la pauvreté, la malnutrition, la maladie, les castes, l'élevage irraisonné du bétail (l'Inde est le troisième exportateur de viande rouge)... 

 

Nous n'avons pas choisi de nous incarner dans ces pays, donc ne fuyons notre incarnation et profitons-en pleinement chez nous !

Aurait-on oublier la fabuleuse culture de nos ancêtres Européens dont nous avons hérité ?

Nous devons faire face à ce que notre société nous propose tout en y apportant notre vision plus humaine, à coeur ouvert. Voilà un projet important : faire avec notre monde en lui apportant la semence qui va le transformer...ceci est de notre responsabilité ! Retrouvons nos racines et encore une fois, choisissons de nous incarner car c'est par le corps et le coeur que nous vivrons toutes nos grandes expériences de Vie.

 

Nous sommes nous déjà posé la question de savoir ce que sont les réels besoins physiologiques du corps humain pour fonctionner au meilleur de sa forme, au delà des idées et des manipulations ?  Comment a évolué notre physiologie au cours du temps, comment fonctionne notre système digestif ?

 

L' alimentation convenable est celle qui nous garde en bonne vitalité et qui est bonne pour le moral.

Si vous suivez un régime alimentaire qui vous fait souffrir, mentalement ou physiquement, vous dévitalise, vous amaigri, vous affaibli... alors vous êtes sur la mauvaise voie !

 

Tout d'abord, Il est bon de se sentir bien à la fin des repas. Si vous vous sentez congestionné, bourré, vaguement écœuré, avec un début de mal de crâne et une envie de dormir, vous n'avez probablement pas mangé en vous respectant.

Réciproquement, si vous vous sentez affamé et de mauvaise humeur et que vous avez besoin de grignoter régulièrement, ce n'est pas bon signe non plus... Si vous avez mangé correctement, donc à satiété, il n'y a aucune raison pour que votre corps vous lance un nouvel appel à vous remplir avant plusieurs heures.

 

En bref, comme pour tous les plaisirs, l'objectif à table doit être la satisfaction, immédiate (je me sens bien après mon repas) et à long terme (je n'ai pas faim pendant plusieurs heures), sans désagréments (ballonnements,  diarrhée ou constipation...) ni douleurs (brûlures d'estomac, spasmes intestinaux, inflammation du colon...).

 

Choisissez au mieux des aliments que vous aimez, variés mais qui poussent localement et qui vous satisfont l'appétit (satiété) sans vous bourrer.

 

Votre corps sait naturellement ce qui est bon pour lui

 

Normalement, nous ne devrions même pas à avoir à y réfléchir. Notre corps sait naturellement ce qui est bon pour lui. Il sait que, si les chips au paprika font énormément envie quand on a faim... essayer de s'en nourrir ne peut qu'aboutir à une sensation désagréable d'avoir à la fois trop et pas assez mangé.

Et c'est la même chose pour tous les aliments qui nous font « craquer » : des barres chocolatées aux yaourts au fruit, en passant par les biscuits, les jus de fruit, les pistaches, les pizzas, et le fast-food, la sensation de « plaisir » quand l'aliment entre dans la bouche est quasi-immédiatement remplacée par une sensation d'écœurement ou de « boule dans l'estomac » quand on l'a avalé.

Ce sont des messages on ne peut plus clairs que notre corps n'apprécie pas le soi-disant « plaisir » que l'on se fait.

Le problème de l'alimentation pourrait donc en théorie être très facilement réglé : je fais confiance à mon corps et suis à son écoute.

Mais nos réflexes alimentaires « naturels » ont été profondément dénaturés et nous ne pouvons plus vraiment leur faire confiance !

L'émotionnel passe avant le besoin du corps, nous compulsons plutôt que de nous nourrir ! 

 

Il est alors très important de se mettre à table dans de bonnes conditions de détente et de prise de conscience. Lâcher sa tête pour descendre dans son corps et l'écouter. Pas de stress pendant le repas mais un retour à soi, à l'écoute. Et enfin, honorer les aliments qui nous sont proposés, la terre, le végétal, l'animal et les personnes qui ont été acteurs dans cette préparation. Gardons l'habitude de prendre conscience de ce que nous faisons, à table comme ailleurs.

 

Méfiez-vous des amidons, des céréales et des légumineuses

 

Pendant des millions d'années d'évolution, l'être humain a mangé des végétaux (fruits, des racines, feuilles, tiges, noix...), du gibier sauvage, des oeufs et le fruit de sa pêche (poisson, crustacés, fruits de mer) c'est à dire très peu de glucide (sucres lents ou rapides). Notre système digestif moderne a saturé dans ces conditions, c'est le régime pour lequel nous sommes faits : riche en protéines, en graisses et en végétaux (pas de féculents, de céréales ni de légumineuses). En fait, pendant presque toute notre évolution, nos ancêtres ont mangé ce que nous pouvons imaginer aujourd'hui manger cru. Ils n'ont utilisé le feu pour cuire leur aliments qu'il y a environ 200.000 ans, pour cuire le fruit de leur chasse. La viande prend une part de plus en plus importante dans le régime alimentaire et participe à la survie de notre lignée. Il y a un million d'années, les hominidés plutôt végétariens disparaissent mais pas l'Homo-erectus, plus "carnivore". L'augmentation de l'apport en protéines animales a d'ailleurs permis au cerveau de l'époque de doubler de volume, de nous donner la force physique et psychologique : L'homo sapiens nait il y a environ 195.000 ans ! Les squelettes retrouvés de ces époques lointaines n'ont pas de trace d'ostéoporose ni de caries dentaires.

Au néolithique (il y a 10 000 ans donc très récemment !), l'homme se sédentarise car il "apprivoise" la culture des céréales et l'élevage du bétail. Il se met donc à consommer de grosses quantités de céréales (sucres) et beaucoup de viande rouge (protéines) puis de produits laitiers. Trois habitudes très néfastes pour la santé, très inflammatoires... 

 

Par la suite, l'introduction de féculents dans notre alimentation à partir de la Renaissance, légumineuses, lentilles, haricots..., puis la pomme de terre au XVIIIe siècle, la Révolution Agricole et l'industrialisation progressive de l'agriculture ont provoqué un bouleversement de nos modes alimentaires, avec une forte augmentation de notre consommation de glucides (sucres) et de protéines. Sans parler de la destruction du sol et des espèces vivantes sauvages, végétales et animales...

La consommation d'amidon à l'état pur (sous forme de pomme de terre, de céréales ou de légumineuses) a augmenté jusqu'à représenter 60 % des apports caloriques par jour, énorme ! ...alors que chez nos lointains ancêtres, le (bon) sucre n'était surtout apporté que par les fruits !

les squelettes retrouvés dès le néolithique montrent déjà des traces d'ostéoporose et de caries dentaires !... Cette augmentation de l'alimentation non humaine (céréales, légumineuses, féculents, produits laitiers) provoque un rétrécissement de l'os sphénoïde (à la base du crâne) : le visage devient plus étroit, le cerveau un peu plus petit, le nez plus écrasé et la mâchoire diminue de taille (plus assez de place pour garder nos dents de sagesse!).

Malheureusement, cette alimentation non adaptée pour notre système digestif, trop abondante, mariée à la sédentarité et aux stress modernes est à la source de bien de nos maladies contemporaines...

 

La propagande anti-graisse provoque une catastrophe

 

La catastrophe s'est accélérée à partir des années 60, lorsque les pouvoirs publics ont mené de grandes campagnes pour dissuader les gens de manger des graisses et de se tourner plus massivement encore vers les céréales.

La baisse de la consommation de graisses dans les populations occidentales, et la hausse de la consommation de glucides a déclenché l'épidémie que nous connaissons de surpoids, obésité, diabète, maladies cardio-vasculaires, et cancer.

Nous nous sommes retrouvés dans la situation absurde où une forte proportion de la population, consommant trop peu de graisses, s'est mise à souffrir de la faim (la graisse est excellente pour donner un sentiment de satiété) et donc à s'imposer des régimes qui, toujours plus riches en glucides, les conduisaient à prendre toujours plus de poids !

Et je ne parle pas des dépressions, et des drames personnels que ce malheur a engendrés, en plus des « maladies de civilisation » citées ci-dessus.

 

Manquer de graisse fait grossir !!

 

 

Moins vous mangez de graisses, plus vous grossissez ! Les graisses comme les protéines animales apportent de l'énergie et ont un pouvoir satiétants. Les céréales, les légumineuses bourrent, remplissent mais nourrissent mal. Le corps alors en carence, réclame toujours à manger...

L'invasion de produits « allégés en graisse » (mais souvent bourrés de sucres et de produits chimiques) a fait que nos contemporains se sont mis à souffrir de la faim, et donc à manger plus de céréales, de sucre et de boissons sucrées, avec les conséquences désastreuses sur le poids et la glycémie. Le pancréas s'épuise, d'où l'épidémie de diabète et la vague des maladies cardio-vasculaires...

  

MALGRÉ TOUT, LE PROGRAMME NATIONAL NUTRITION SANTÉ CONTINUE À RÉPANDRE DANS LA TÊTE DE NOS MALHEUREUX CONCITOYENS QU'ILS DOIVENT FAIRE LA CHASSE AUX GRAISSES ET MANGER PLUS DE CÉRÉALES : PAIN, RIZ, BISCOTTES, PRODUITS LAITIERS, ETC.

 

Le résultat est que des millions de mères de famille donnent à leurs enfants du riz soufflé et autres corn flakes ou Spécial K en toute bonne conscience, alors qu'en termes nutritionnels, il reviendrait exactement au même de leur donner des morceaux de sucre à manger.

 

        

LA mode du végétarisme, ou faut-il encore manger de la viande ?

 

Après avoir lu les chapitres ci-dessus, vous devez déjà avoir une idée plus juste de l'alimentation humaine, riche en produits végétaux (que l'on pourrait manger crus) et suffisant en apport protéiné animal, riche en bonnes graisses et pauvre en sucre raffiné, en céréales et légumineuses ainsi qu'en amidon (pomme de terre).

 

Il est de toute évidence plus facile et tout à fait physiologique de digérer une protéine animale associée à des légumes crus et cuits ( 4 heures de digestion) que des céréales et des légumineuses (6 à 8 heures de digestion) qui en plus vous carenceront et enflammeront les intestins. 

 

Toutes ces idées modernes de ne plus consommer de protéines animales naissent dans nos pays riches, irrespectueux de la vie...La lutte contre le trop trop  fait basculer vers le trop peu ! Il nous faut certainement expérimenter les deux extrêmes avant de trouver la voie du juste milieu !

 

Et puis enfin, acceptons notre incarnation plutôt que de la fuir ! La nature, la vraie, est intraitable. Elle est magnifique mais rude. Nous nous incarnons dans un système d'équilibre où chaque espèce vivante se nourrit d'une autre espèce vivante. La vie se nourrit de la mort, la formation se nourrit de transformation. 

L'âme animale ne craint certainement pas la mort en elle-même, elle la fréquente de beaucoup plus près que nous ne saurions le faire. Notre culture humaine en dresse une perception hideuse, dramatique, morbide alors qu'elle ne l'est pas. Ce que craint l'âme animale, c'est l'énergie "barbare" que certains humains génèrent à l'apparition de la mort, l'irrespect, le sadisme, la haine, la pensée toxique à bas taux vibratoire...

 

Tuer en respectant le cycle de la vie, avec une certaine conscience, n'engendre pas d'énergie qui souille le coeur ou les lieux. 

Mettons de la conscience dans nos actes, dans notre vie et respectons celle-ci comme nous devons respecter notre corps. Aiguisons notre discernement, soyons honnêtes avec nous-même, ne nous laissons pas berné par des modes, des idées.

Choisissons nos producteurs de fruits, de légumes et de protéines animales afin d'être sûrs que la vie/la mort soient respectées. 

Choisissons d'abord le local et le saisonnier...

 

Gardons en tête que l'incarnation se réalise pleinement en laissant l'esprit pénétrer le corps, non pas en allant chercher à l'extérieur de nous mais bien à l'intérieur. Notre corps s'allégera par la lumière que nous ferons entrer dans sa densité. Mais il faut d'abord être dense, s'incarner...nous l'avons choisi, n'en ayons pas peur. Alors attention à toutes ces idées à long terme d'allégement par arrêt de la consommation de protéines animales : cela nous fait perdre (fuir) notre incarnation...notre vitalité et notre santé.

 

Dans le petit livre " Faut-il arrêter de manger de la viande ?" rédigé par deux contradicteurs, René Laporte et la présidente de l'association végétarienne de France, Elodie Vieille Blanchard, celle-ci écrit en conclusion qu'il est important de diminuer sa consommation de produits animaux... (pas de l'exclure !) (Nous sommes tous d'accord !!)

 

Qui a dit qu'il fallait arrêter d'en consommer ? Pourquoi toutes ces informations mensongères et souvent dangereuses contre la consommation de protéines animales ? Même la Dalai lama mange de la viande pour sa santé !

Lisez également " le Mythe végétarien" de Lierre Keith qui a milité pour le végétarisme à en presque perdre la vie... Elle y démonte tous les arguments qu'elle a défendu pendant 20 ans avant d'aller au plus mal.

 

Enfin, comme l'écrit Daniel Meurois : " Préservons la vie là où vous la voyez en danger et faisons en sorte, avec l'oeil du coeur, qu'elle soit la moins possible en péril, en souffrance. Voilà ce qui nous est demandé, un respect aimant et attentif, certes pas une crispation". Extrait du livre "le peuple animal".